StorageAcademy
Conseil en conformité, archivage légal, stockage et protection des données
Accueil
La dématérialisation des documents

Vision

La conformité

La dématérialisation

Le stockage

Le big-bang
Modèle du stockage

Services StorageAcademy

Notre approche
Nos services

Archives

Articles
Événements

Qui sommes-nous ?

La société
Les consultants
Notre positionnement

Nous contacter

Avec la généralisation des technologies web et Internet, de nombreuses entreprises envisagent la dématérialisation des flux documentaires, escomptant obtenir par cette démarche une diminution de leurs coûts de traitement de l'information et une fluidification de leurs processus.
Les organisations engagées dans cette démarche ont à leur disposition deux méthodes pour réaliser la fonction de dématérialisation:

  • numériser et analyser les documents papier entrants pour permettre le traitement des flux dans le système d'information
  • dématérialiser les documents à la source (ou dématérialiser de bout en bout) pour éviter à l'entreprise d'avoir à traiter et à produire des documents papier

Ces deux méthodes ne sont pas exclusives l'une de l'autre et d'ailleurs, dans la pratique, l'on rencontre couramment des solutions dans lesquelles les entreprises utilisent les deux méthodes de manière complémentaire.
Ainsi, les entreprises démarrent souvent les projets de dématérialisation par une phase de numérisation (de certaines catégories) de documents, associée à la mise en place de workflows électroniques pour leur traitement. En général, cette démarche présente, d'une part, l'avantage d'un déploiement relativement facile et, d'autre part, son impact sur le système d'information en place est limité.
En dématérialisant les flux internes, de cette manière, l'organisation peut capturer une première partie des gains économiques espérés d'une approche de projet de dématérialisation.
Il est clair qu'en adoptant la méthode de la dématérialisation par numérisation, l'organisation doit se préparer à gérer, pendant un certain temps, des flux mixtes (papiers et électroniques). Ceci implique la coexistence de traitements et d'infrastructures parallèles, donc un coût et un risque d'erreurs "d'aiguillage".
L'optimisation des processus passe par une dématérialisation de bout en bout des flux documentaires et par l'automatisation des traitements. Cette démarche implique la mise en place d'un programme de conversion progressive des partenaires de l'entreprise à la dématérialisation à la source.
Pour autant, la dématérialisation des documents commerciaux, et plus particulièrement celle des documents comptables, comme la facture ou la commande, comporte certains risques juridiques, fiscaux et informatiques. Tout projet de dématérialisation se doit de prendre en compte ces risques en définissant la politique de conformité aux textes juridiques, fiscaux, ainsi que les besoins de conservation s’appliquant concrètement dans le contexte des opérations de l’organisation concernée.
Ainsi, l'archivage électronique doit être considéré avec soin, tant sur le fond que sur la forme.
Le choix d’une solution d’archivage électronique est un des fondements constitutifs important d’un projet de dématérialisation des échanges interentreprises et plus généralement de la chaîne de valeur du e-business. En effet, l'écrit électronique ayant, sous certaines conditions, la même valeur que le support papier au regard de la loi, la question de sa conservation est stratégique.
Principal moteur de la dématérialisation en France, l'État profite de son poids pour accélérer la diffusion des nouvelles méthodes de traitement qui élimineront à terme la circulation des flux papier entre l'administration et les entreprises. La télédéclaration et le télépaiement de la TVA sont, par exemple, déjà une obligation pour les entreprises réalisant plus de 15 millions d'euros de chiffre d'affaires. Une opportunité pour les banques et d'autres institutions, comme la Poste, qui ont développé des offres pour aider les PME-PMI à intégrer ces technologies et à s'adapter aux nouvelles procédures.

Le cas de la dématérialisation des factures fournisseur

L'exemple de la dématérialisation des factures est un "cas d'école" pour illustrer la problématique de la dématérialisation des flux documentaires.
Le cycle de traitement des factures est généralement long et onéreux parce qu’il demande beaucoup d’interventions de contrôle et de validation. Depuis déjà longtemps, il est démontré que la dématérialisation est un moyen pour rendre le traitement plus efficace, et pour réduire le coût et la durée de ce traitement. Malgré les avantages incontestables de cette approche, les compagnies ont pendant longtemps hésité à abandonner la facturation papier traditionnelle, la principale raison invoquée étant le manque d’un cadre juridique clair réglementant la dématérialisation des factures.
Or, le Conseil de l’Union Européenne a adopté, le 20 décembre 2001 une directive (2001/115/CE), qui permet aux compagnies, dans le cadre des échanges nationaux, communautaires ou extra communautaires, de transmettre leurs factures par voie électronique. Deux normes sécurisées sont autorisées: la signature électronique avancée (1) et l’échange de données informatisées (EDI) (2). En même temps, la directive impose pour les factures électroniques des contraintes d’archivage conforme et de restitution en ligne des factures archivées.
Ainsi, le cadre légal ayant évolué, après un démarrage timide dans les années 90, le passage à la « facturation électronique » s'impose comme une question d'actualité pour les entreprises. La majorité des projets de dématérialisation des factures comportent les deux phases décrites précédemment : dématérialisation par numérisation et dématérialisation de bout en bout.
Par exemple, dans une phase de numérisation des factures entrantes, l’acheteur « numérise (scanner et outils LAD/RAD) » les factures papier reçues, ce qui lui permet d’automatiser par la suite les traitements et le workflow de validation. En parallèle, les factures papier d’origine doivent être conservées et archivées conformément à la loi car ce sont elles qui auront valeur probante en cas de contentieux ou en cas de contrôle fiscal.

Numérisation des factures entrantes

La dématérialisation de bout en bout des factures (aussi connue sous l'appellation de dématérialisation fiscale) permet de réaliser des économies supérieures à la numérisation papier. Dans cette approche, les factures n’existent que sous forme électronique et le papier disparaît complètement du flux de traitement et du processus d’archivage.
Les échanges entre les partenaires commerciaux s'appuient sur les services d'une plate-forme de dématérialisation.
La plate-forme de dématérialisation reçoit en entrée les documents émis par des fournisseurs sous divers formats, convertit ces formats en un format pivot (généralement XML) et restitue les documents à l’entreprise sous un format qu’elle sait assimiler. Le format pivot fait référence pour les obligations légales. Les documents convertis dans ce format sont confiés à une plate-forme d’archivage qui garantira leur intégrité.

Dématérialisation à la source des factures entrantes

La plupart des éditeurs de plates-formes de dématérialisation ont bien compris que, dans la réalité, les projets de dématérialisation implémentaient le plus souvent, premièrement une solution de numérisation et dans un deuxième temps, sur cette base, une solution de dématérialisation à la source. En conséquence, beaucoup se sont alliés à des spécialistes de la capture des documents papier et de l'archivage électronique pour couvrir tout le cycle de vie des documents. Pour les utilisateurs, ces alliances facilitent une migration en douceur vers le zéro papier.

--------------------------------------------------------------------------------

(1)Les factures sont créées au moyen d’une signature électronique certifiée par un prestataire de services de certification et échangées par voie électronique, sous forme de fichier informatique non structuré.
2) Les solutions de type EDI fonctionnent par échange des données structurées d’ordinateur à ordinateur sous forme de messages pré-agréés, par l'intermédiaire de réseaux de télécommunications.

haut de page